GADO Omar

GADO Omar

L’Art  pour promouvoir   la citoyenneté active : le MOJEDEC et L’IDDH à la manœuvre !

Alors que beaucoup de structures étatiques ou les associations et organisations non gouvernementales  s’interrogent pour trouver  la formule  adéquate  pour  inciter  et promouvoir  la citoyenneté, à être plus utiles à la communauté  , le mouvement des jeunes pour le développement et l’éducation citoyenne, le Mojedec a su, conformément à ses objectifs , identifié le groupe idéal   qu’est le monde estudiantin ; c’est ainsi que dans le cadre du projet d’appui à la gouvernance locale inclusive et à la promotion des droits humains au sein des forces de défense et de sécurité, financé par la délégation de l’union européenne   qu’il met en œuvre dans les régions de Niamey ,Maradi  ,tyllaberi et Agadez ,  le Mojedec a lancé la première édition  de concours art et citoyenneté active  pour les étudiants des universités du pays , une initiative soutenue par l’institut danois des droits de l’homme.

Ainsi il s’est agit pour les étudiants de produire des œuvres dans trois catégories  d’œuvres  artistiques à savoir le slam , la photographie et le sketch humoristique et qui ont été soumis à des jury composés de personnes expérimentées et ou en plein exercice .

 la cérémonie  de remise des prix organisée  le samedi 6 juillet 2024  à la symbolique  place AMADOU BOUBACAR au sein du campus de l’université ABDOU MOUMOUNI DIOFFO de Niamey a permis de découvrir le talent et le génie artistique de la communauté universitaire  et qui ont été récompensé par plusieurs prix ,   selon les catégories des   œuvres d’art présentées.

Ainsi pour la section photo , le premier Prix  de 500 000 F  accompagné d’un trophée a été remporté par KALID SOULEY de l’université de Zinder avec une photo à travers laquelle il rend hommage à la femme , la mère de l’humanité, photo ou il présente une femme qui  porte plusieurs charges à la fois , un colis sur sa tête , un Bébé au dos , lequel aussi porte avec lui une charge de plus à savoir un colis sans que cette mère ne se plaigne, l’étudiant Kalid interrogea alors combien peut on payer les sacrifices d une mère ?

Le second prix  une photo qui interpelle la société sur le phénomène des déchets plastiques  et le troisième une photo qui brise le silence sur les harcèlements sexuels dont sont victimes les femmes dans les entreprises et sur les lieux de travail et  ont respectivement reçu 300 000 FCFA  et 200 000 FCFA.

Dans la section slam,  AMADOU BOUBACAR en même temps artiste et peintre a empoché le premier prix de 500 000 F  et le trophée avec le titre ‘’silence’’  suivi  de ‘’je rêve   ‘’  de FADILA ALI 300 000 F Et MOUSSA SAIDOU ABDOULWAHAB de l’université de tyllaberi  200 000 F avec comme thème développé la liberté d’expression.

Au niveau sketch humoristique, le premier prix de 500 000F  a été empoché par la troupe kokari , le 2eme prix de 300 000 F par DARY qui s’est présenté en solo avec 300  000 F et en fin la troupe les fous du Niger avec 200 000F.

Pourquoi le choix de l’université ?

Le choix des étudiants n’est pas fortuit, pour le Directeur exécutif du Mojedec le campus universitaire représente le  Niger en miniature a expliqué  Abdoul Azizi  Abouzeidi Sanoussi, en effet l’idée de la création du  Mojedec a germé   sur le campus universitaire aux cotés du club Unesco  à la suite des débats que les camarades faisaient sur l’engagement communautaire et  le rôle que pourraient joué  les futurs cadres une fois dans la vie active pour être un citoyen modèle.  La participation des étudiants à cette première édition de l’art et citoyenneté active  vise et va  encourager l’adhésion  des autres étudiants des écoles  et instituts professionnels à l’initiative.

 Les étudiants  à l’université Abdou Moumouni de Niamey, ont accueilli avec enthousiasme ce concours ART et Citoyenneté au regard de l’engouement suscité, le secrétaire General adjoint du comité exécutif de l’union des étudiants a encouragé tous les étudiants artistes à soumettre des œuvres d’art lors de la deuxième édition.

Selon lui, l’organisation de ce concours   permettrait de construire une vraie identité pour les futurs cadres du pays, en effet dans un pays comme le Niger, et de par l’histoire les artistes ont  joué un rôle  dans  l’éveil de conscience dans la lutte par exemple contre le Nazisme ou moment de  la guerre de l’Algérie.

L’IDDH  un soutien de taille au  MOJEDEC !

Partenaire de taille dans la réalisation  de cette activité , l’institut danois des droits de l’homme a assisté  à cette activité à travers son représentant  pays IBRAHIM Mairiga qui a explique que si son institution a soutenu le MOJEDEC   dans l’ organisation de cette compétition artistique  ce qu’elle participe au renforcement de l’engagement citoyen et à la mise en place  des systèmes de veille et d’alerte citoyenne sur les aspects de gouvernance locale, l’accès à la justice et la gestion de la sécurité .

IBRAHIM Mairiga d’ajouter que Cette compétition a l’avantage de  créer les conditions de permettre la contribution de l’art pour l’engagement citoyen  et  offre en même à l’IDDH et au MOJEDEC  l’opportunité d’explorer des synergies d’action et de partage d’expériences  pour atteindre  le renforcement  du respect de la dignité humaine et en particulier le respect des droits des jeunes et des femmes .

Selon IBRAHIM Mairiga, l’IDDH promet de se tenir aux côtés de MOJEDEC pour un accompagnement technique dans une approche collaborative et participative pour contribuer à mener à bien les actions prévues dans le cadre de ce projet.

En fin le représentant de l’IDDH  a rendu hommage à  l’ensemble des acteurs qui ont œuvré à ce que ce projet voit le jour - en particulier la Délégation de l’Union européenne au Niger qui est le partenaire financier, ainsi que l’ensemble des acteurs de MOJEDEC et tous les jeunes et toutes les femmes des régions touchées par le projet.

 

Ne pas investir davantage dans le bien-être des adolescents pourrait avoir un coût économique considérable, les pertes potentielles s'élevant à 110 000 milliards de dollars entre 2024 et 2050.

 

 Les adolescents d'aujourd'hui, âgés de 10 à 19 ans, sont confrontés à des défis sans précédent dans un monde en évolution rapide, selon un nouveau rapport appelant à des investissements plus importants dans leur bien-être. Le rapport, publié lors de la 77e Assemblée mondiale de la santé, a été commandé par le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant (PMNCH), en collaboration avec l'Institut d'études économiques stratégiques de l'Université de Victoria en Australie, l'OMS, l'UNICEF et l’UNFPA.

Le rapport révèle que l’incapacité de toutes les parties prenantes à augmenter substantiellement les investissements dans les programmes d’amélioration du bien-être des adolescents entraînerait un coût économique énorme, avec des pertes mondiales potentielles qui pourraient atteindre environ 110 000 milliards de dollars de 2024 à 2050. Cela équivaut à 4 100 milliards de dollars par an, soit 7,7 % du PIB des pays où les recherches ont été menées pour le rapport. Ces pays couvrent environ 80 % de la population mondiale.

Les avantages d'un investissement dans le bien-être des adolescents sont, toutefois, considérables. Les ratios avantages-coûts montrent, dans la plupart des cas, un rendement économique et social au moins dix fois supérieur à l'investissement initial et, dans de nombreux cas, nettement plus élevé. Il a été récemment estimé qu'un large éventail de services de santé destinés aux adolescents est susceptible de rapporter 9,6 dollars pour chaque dollar investi ; tandis qu’investir dans l’éducation et la formation des adolescents rapportera probablement 28,6 dollars pour chaque dollar investi.

Bien que des progrès aient été réalisés dans certains domaines d’amélioration du bien-être des adolescents, des défis importants persistent, mettant en danger ledit bien-être. Ceux-ci inclus:

  • Des taux de mortalité élevés : Plus de 1,5 million d'adolescents et de jeunes adultes âgés de 10 à 24 ans sont décédés en 2024, soit environ 4 500 par jour. Les principales causes de décès que sont les blessures (y compris les accidents de la route et les noyades), la violence interpersonnelle, l'automutilation et les blessures maternelles sont évitables (OMS);
  • La santé mentale : Un jeune sur sept âgé de 10 à 19 ans dans le monde souffre d'un problème de santé mentale ; la dépression, l'anxiété et les troubles du comportement étant les principales causes de maladie et d'invalidité. Le suicide est la quatrième cause de décès chez les jeunes de 15 à 19 ans (OMS) ;
  • La grossesse chez les adolescentes : Environ 12 millions de filles âgées de 15 à 19 ans et au moins 777 000 filles âgées de moins de 15 ans accouchent chaque année dans les régions en développement (OMS), les complications pendant la grossesse et l'accouchement étant la principale cause de décès pour les filles âgées de 15 à 19 ans dans le monde.
  • Éducation et emploi : A l'échelle mondiale, un cinquième des jeunes âgés de 15 à 24 ans ne travaillent pas, ne suivent pas d'études ou ne suivent aucune formation. Les jeunes femmes sont deux fois plus susceptibles que les jeunes hommes d'avoir ce statut.

 

  • Risques climatiques et environnementaux : Presque toutes les personnes âgées de moins de 18 ans dans le monde sont exposées à au moins un risque climatique et environnemental, tel que les vagues de chaleur, les cyclones, la pollution de l'air, les inondations et le manque d'eau (UNICEF, 2021).

En plus de souligner les droits humains ainsi que les raisons démographiques et épidémiologiques d'investir dans le bien-être des adolescents, le rapport, intitulé « Adolescents in a changing world - The case for urgent investment » (Les adolescents dans un monde en mutation - les arguments en faveur d'un investissement urgent), aborde les arguments économiques, en mettant l'accent sur les excellents rendements de l'investissement dans :

  1. Un large éventail de services de santé pour les adolescents ;
  2. La prévention et le traitement du cancer du col de l'utérus, y compris la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) ;
  3. La prévention et le traitement de la tuberculose ;
  4. Le traitement de la myopie;
  5. Les interventions visant à renforcer la connectivité, l'agentivité et la résilience des adolescents ;
  6. Les interventions pour améliorer la santé mentale des adolescents ;
  7. Les programmes d'alimentation scolaire;
  8. Les investissements accrus dans l’éducation, les compétences et l’emploi des adolescents ;
  9. Les investissements pour réduire la violence et les blessures ;
  10. Les programmes d'intervention pour décourager le mariage précoce en offrant des incitations scolaires, une éducation à l'autonomisation et une mobilisation communautaire pour changer les normes sociales.

Pour relever les défis complexes et interdépendants auxquels est confrontée la génération actuelle d'adolescents, le nouveau rapport préconise un programme d'investissement coordonné pour améliorer leur bien-être.

Le programme envisagé devrait inclure des investissements transformateurs dans trois plateformes ou systèmes clés :

Une couverture sanitaire universelle, y compris des soins primaires ; 

Des écoles améliorées, axées sur l'apprentissage, la santé, la nutrition et le bien-être des élèves ; et

Des systèmes de soutien, renforçant les initiatives communautaires locales en faveur de la santé et du bien-être des adolescents.

Cinq domaines sont essentiels pour le bien-être des adolescents : la santé et la nutrition ; l'interconnexion, les valeurs positives et la contribution à la société ; la sécurité et un environnement favorable ; les compétences d'apprentissage, l'éducation, les aptitudes et l'employabilité ; et l'agentivité et la résilience. Les adolescents ont le droit de déterminer et de mener leur vie de manière autonome, en fonction de l'évolution de leurs capacités et sans craindre de subir des préjudices, des violences ou des discriminations en raison de leur identité et de leurs choix de vie.

La principale conclusion du rapport est que le monde a besoin, de toute urgence, d'un nouveau programme d'investissement pour améliorer le bien-être des adolescents. Il doit s'agir d'une initiative mondiale, mais elle doit être mise en œuvre au niveau local, avec des initiatives adaptées aux réalités de chaque pays. Les jeunes eux-mêmes doivent être impliqués et autorisés à exprimer leurs besoins spécifiques. Compte tenu de la situation d'endettement difficile de nombreux pays en développement, des engagements substantiels de la part des pays plus riches et des institutions internationales seront nécessaires.

Citations des partenaires ayant participé à l'élaboration de ce rapport :

 

« Alors que nous ne sommes qu’a environ cinq ans de l’échéance des Objectifs de Développement Durable, que les progrès se font attendre et que la population adolescente augmente, on ne saurait trop insister sur l'urgence d'investir dans le bien-être des adolescents.»

« Il est essentiel d'adopter une approche multidimensionnelle et multisectorielle de l'investissement, ancrée dans un engagement significatif des adolescents et des jeunes, dans la redevabilité, la transparence et la collaboration entre les différentes parties prenantes.»

« C'est maintenant qu'il faut agir pour que les adolescents d'aujourd'hui puissent s'épanouir et apporter une contribution positive aux générations futures. »

Helen Clark, ancienne première ministre de Nouvelle-Zélande et présidente du conseil d'administration de PMNCH

 « Il est essentiel d'investir dans le bien-être des adolescents, car cela permet de jeter les bases d'une génération future saine et productive. Une approche fondée sur les droits garantit que chaque jeune peut accéder aux ressources et aux opportunités dont il a besoin pour s'épanouir, en respectant sa dignité et en lui donnant les moyens de participer activement à son propre développement et à celui de sa communauté. »

David Imbago, directeur de YIELD Hub, président du département des adolescents et jeunes au PMNCH

 

« Les jeunes, dotés de compétences et d'opportunités, nous mettront sur la voie d'un monde plus durable pour tous ».

Dr Natalia Kanem, Directrice Exécutive, UNFPA

 

 

« Investir aujourd'hui dans la santé et le bien-être des adolescents, c'est s'assurer qu'ils deviendront des adultes en bonne santé. Une intervention et un soutien précoces préviennent les problèmes de santé futurs, réduisent les coûts des soins de santé et favorisent l'émergence d'une génération capable de contribuer positivement à la société. En donnant la priorité à leur bien-être aujourd'hui, nous garantissons un avenir plus sain et plus productif pour tous. »

Hafsah Muheed, membre de Youth Advocacy Network, Sri Lanka et président du département des adolescents et jeunes au PMNCH

« Le bien-être des adolescents s'est amélioré. Néanmoins, les adolescents sont confrontés à de nombreux et profonds défis aujourd'hui et le seront aussi dans les années à venir. »

« Un investissement immédiat et à grande échelle visant à accroître les capacités des adolescents et leur bien-être est actuellement d'une importance cruciale. Cet investissement permettra aux jeunes de relever les défis qui se présentent à eux et de s'épanouir dans les décennies à venir. Leur bien-être ne se limite pas à la santé. Il comprend les liens avec la communauté et les pairs, l'autonomie et la résilience, l'éducation, les compétences et la formation, ainsi que la prévention de la violence et des blessures. Ces domaines sont liés et interdépendants. »

« L'investissement dans le bien-être des adolescents est très rentable et leur permettra d'envisager des emplois décents et une vie saine et confiante. C'est maintenant qu'il faut investir ».

Bruce Rasmussen Director, Institut d'études économiques stratégiques de Victoria, Université de Victoria, Australie

 

 

 

 

 

 

« Les faits montrent qu’investir dans les adolescentes change la donne pour tout le monde. Avec des ressources et des opportunités, les 600 millions d’adolescentes dans le monde peuvent devenir la plus grande génération de femmes leaders et actrices du changement que le monde ait jamais connue. »

Catherine Russell, Directrice générale, UNICEF

 

PROTOCOLE DE MAPUTO

Les femmes Leaders du Niger s’engagent pour un plaidoyer en faveur de sa ratification

Sur financement de Equality Now et Solidarity for African Women’s Rights ( SOAWR), une vingtaine de femmes venues des principales ONGs féminines du Niger, ont pris part du 2 au 4 mars dernier a l’Hotel Radisson Blu de Niamey, à un atelier national de renforcement de capacités pour un meilleur plaidoyer en faveur de la ratification par le Niger du Protocole de Maputo. Ce document est un texte additionnel à la Charte africaine des Droits de l’homme et des peuples ( CADHP) qui prend en compte de façon plus clair, les droits de la Femme.

Lesdits travaux ont permis d’atteindre les objectifs assignés à l’atelier à savoir, créer un groupe de travail fort des OSC pour influencer la ratification du Protocole de Maputo au Niger ; évaluer le contexte social et politique national et la manière dont ces facteurs affectent le processus de ratification, y compris la manière dont ils offrent des opportunités ou des menaces pour la ratification du Protocole par le Niger ; elaborer et adopter une feuille de route et une stratégie pour vulgariser le Protocole de Maputo auprès des décideurs politiques et du grand public et accélérer le processus de ratification au Niger.

Mme Mariama Moussa, présidente de l’ONG Femmes et Enfants  victimes de violences familiales au Niger ( FEVVF), a salué les organisateurs pour cet important atelier qui a permis de renforcer leurs capacités, et de mettre en place un cadre appropriés regroupant les femmes responsables d’associations féminines pour un plaidoyer renforcé visant à permettre la ratification par le Niger du Protocole de Maputo que le pays a signé.

Mme Mariama Katambé, membre de la Coordination des Organisations Non Gouvernementales et Associations Féminines Nigériennes ( CONFAFEN), s’est pour sa part réjouie de cette initiative qui permet de mettre les femmes responsables d’associations féminines au même niveau d’information, ce qui permet de créer une synergie d’action pour la ratification du Protocole de Maputo par le Niger

L’atelier de Niamey a permis de Doter les OSC du Niger des connaissances et des compétences nécessaires pour plaider en faveur de la ratification conformément à la feuille de route adoptée.

C’est En 2019, que la Coalition SOAWR à travers Equality Now a reçu une subvention de quatre ans de l'ASDI pour mettre en œuvre l'Initiative du Protocole All for Maputo (AMPI), qui est ancrée dans le plan stratégique SOAWR 2020-2024 . Le Plan stratégique se concentre principalement sur l'appropriation et la mise en œuvre du Protocole de Maputo par les États membres de l'UA afin de transformer les réalités vécues par les femmes. Il cherche également à contribuer à la ratification universelle du Protocole de Maputo en exhortant les autres États membres africains à ratifier le Protocole de Maputo de toute urgence, à renforcer la responsabilité des États pour garantir le respect des obligations des États en vertu du Protocole de Maputo, à promouvoir la connaissance et l'utilisation du Protocole de Maputo parmi acteurs étatiques et non étatiques et renforcer la Coalition SOAWR et soutenir la construction de mouvements sur le continent pour la promotion et la protection des droits des femmes.

Les trois jours de travaux ont été menés sous la supervision de la représentante d’Equality Now, Madame Elisabeth Alukudo, du Représentant de SOAWR ( Solidarity) Mr Tom Mulisa, de la représentante du RFLD ( Réseau des femmes Leaders pour le développement), Mme Bertille Gbenagnon, et de Mr Amadou Garé, Point focal du RFLD au Niger.

Session de formation des syndicats affiliés sur le budget 2024 :

 La cdtn : appropriation et bonne gouvernance

Le  06 Mars 2024, la confédération démocratique des travailleurs du Niger, la CDTN a organisé  au siège du SNAI une session d’impression de ses responsables syndicaux sur le budget 2024 de l’état ; Selon le secrétaire général de CDTN ,si cette  session  sur le budget a été initiée au profit des  responsables syndicaux affiliés à la confédération démocratique des travailleurs  ,c’est au vu des difficultés de tout genre qui ont amené beaucoup de citoyens à spéculer et à s’interroger sur les capacités financières de l’état .C’est aussi du au fait que  les syndicats du Ministère des Finances affiliés à la Confédération Démocratique des Travailleurs du Niger (CDTN) ont recommandé à leur  Confédération une activité relative au budget national de l’Etat dans le cadre du renforcement des capacités des responsables syndicaux pour mieux contribuer à la promotion de la bonne gouvernance et du dialogue social au Niger. Dans le discours qu’il a prononcé devant les responsables des syndicats affiliés, le secrétaire général de la CDTN, Djibrilla Idrissa a expliqué qu’a travers le thème choisi : « Imprégnation des responsables syndicaux de la CDTN sur le budget 2024 de l’Etat », la centrale qu’il dirige  vise aussi  à contribuer à la promotion de la bonne gouvernance et du dialogue social dans notre pays. De façon spécifique , cette session d’une journée a permis d’Informer les responsables syndicaux sur le processus d’élaboration et d’adoption du budget national de l’Etat  pour mieux analyser  celui de  2024  en recettes et en dépenses et être ainsi  en mesurer de formuler au besoin des recommandations aux décideurs  pour mieux parfaire sa  mise en œuvre .

Il faut préciser que le ministère de l’économie et des finances a encouragé et soutenu  cette initiative en désignant  deux experts qui ont entretenu les responsables syndicaux de la cdtn sur deux thèmes assez instructifs avec comme premier theme  sur les généralités sur le budget (définition, élaboration, objectifs, différents types de budgets, évaluation),et le second Thème a porté sur la Présentation du budget 2024 de l’Etat avec un accent particulier sur les prévisions relatives à la création d’emplois.

Aussi le directeur général de l’emploi SAIDOU MARAYE MOUSSA  qui représentait son ministère a salué cette initiative de la confédération démocratique des travailleurs du Niger CDTN, en ce qu’elle prouve tout l’intérêt de cette centrale syndicale à contribuer à la compréhension et à accompagner le gouvernement de transition dans l’atteinte des objectifs qu’il s’est donné à travers le budget 2024.Le choix fait  d’organiser cette session de renforcement des capacités de ses membres sur les finances publiques, montre que la CDTN n’a pas une vision étriquée du syndicalisme a poursuivi le directeur général de travail SAIDOU MARAYE MOUSSA, il a par la suite encouragé les responsables syndicaux de la CDTN à s’approprier et à se familiariser avec le processus d’élaboration  d’exécution du budget et des dépenses publiques.

          Rachid Maman

ONU Femmes salue les 28 années de combat  de la CONGAFEN !

Ce  jour vendredi  au matin du 26 janvier 2024,  le siège national de la coordination des ONG et Associations féminines du Niger,  CONGAFEN avait rompu avec son calme habituel et  donnait  une ambition particulière de grande manifestation  tant par l’engouement et la présence effective des représentantes de toutes les  structures  associatives  membres  de la coordination des ONG et  associations féminines du Niger qui se sont données rendez vous  pour accueillir  un  visiteur de taille ,  la représentante résidente de ONU Femmes au Niger .

C’est à la tête d’un important  regroupement des femmes que la présidente de la CONGAFEN  madame Kako Fatima   a ainsi accueilli madame Rachelle DJANGONE MIAN et sa délégation, dans une ambition des plus détendues, dans un esprit d’hospitalité reconnue à la femme nigérienne.

Avant les échanges proprement dits, la présidente de la CONGAFEN, Mme Kako Fatima a d’abord procédé à une présentation de la coordination et ses structures membres, elle a ensuite salué cette  visite de la représentante résidente de Onu Femmes qui est une première du genre  d’un partenaire de cette envergure : ONU femmes a honoré la  CONGAFEN a-t-elle ainsi martelé.

Madame Kako Fatima a par  la suite fait un rapide   bilan du partenariat qui a toujours existé entre  ONU Femmes et la CONGAFEN, c’est son premier et le plus fiable des partenaires de la structure.

En effet ONU femmes  fut   le premier partenaire qui a accompagné  la CONGAFEN  en  finançant le projet Spotlith axé sur les violences basées sur le genre. Aussi ONU femmes a régulièrement  accompagné  les femmes nigériennes dans l’important programme portant sur la participation politique de la femme et la scolarisation de la jeune fille, auquel il faut ajouter l’encadrement et l’accompagnement dans le plaidoyer et le suivi des textes de la CDEF et le protocole de Moputo.

 La CONGAFEN: 28 années d’engagement  salué par les nations unies :

 A son tour, la représentante résidente d’ONU Femmes Mme Rachelle DJANGONE MIAN  a dans ses propos liminaires expliqué les objectifs de cette visite  entre autre : «  je suis venue féliciter la CONGAFEN pour le travail historique abattu pendant  28 ans pour la promotion des droits de la femme au Niger. »

Aux  yeux d’ONU femmes, la CONGAFEN est un acteur majeur incontournable sur les questions de femmes ; aussi la représentante d’ONU Femmes Mme Rachelle DJANGONE MIAN a profité de cet échange  pour  exprimer  sa solidarité  et de celle de son organisation aux  femmes  et aux filles du  Niger dans le contexte actuel, celui de la transition militaire.

Aussi elle a insisté sur la nécessité pour  les femmes de resserrer leurs rangs au tour de la CONGAFEN  dans le plaidoyer et le lobbying pour que les avancées et les acquis obtenus durant toutes ces années de labeur soient sauvegardés pendant toute la durée de la transition et au sortir des assises du prochain  dialogue inclusif : ‘’il faudrait que les besoins et les aspirations des femmes et des filles soient effectivement prises en compte ’’

C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons que la représentante d’ONU Femmes a réaffirmé que son organisation continuera à accompagner la CONGAFEN et ses structures membres dans la promotion du leadership et la participation de la femme à la gouvernance politique ; Madame Rachelle DJANGONE MIAN a également conseillé à la CONGAFEN, comme elle l’a toujours fait, à poursuivre le plaidoyer pour l’autonomisation de la femme et l’éducation de la jeune fille et des enfants en général.

La CONGAFEN : pour une synergie nationale dans la promotion des droits de la femme.

La visite de la représentante de Onu Femmes lui  a ainsi permis d’échanger directement  avec les représentantes des structures sur les efforts pour continuer le plaidoyer dans la promotion des droits de la femme ; l’occasion a été saisi par la présidente Mme Kako pour demander solennellement à ONU Femme de continuer à  accompagner la CONGAFEN et ses structures membres dans la protection et la promotion des droits de la femme et des filles .

En fin  la CONGAFEN, structure d’envergure nationale ambitionne  ainsi de lancer très prochainement des actions dans une synergie sur l’ensemble du pays à laisser Mme Kako Fatima  à la fin de cette visite de la représentante de ONU femmes au siège de la CONGAFEN.

En fin de cette visite, Mme Rachelle DJANGONE MIAN a laissé entendre  que  ONU Femme en tant qu’agence des nations unies soutiendra la CONGAFEN dans la réalisation de ses objectifs aux quels il faut ajouter la promotion de la paix durable à laquelle l’organisation que dirige Mme Kaka Fatima se déploie de façon permanente et conséquente.

 ONU femmes se positionne  désormais comme l’avocat de la CONGAFEN pour mobiliser les partenaires techniques et financiers, les bailleurs de fonds des agences des nations unies pour soutenir la coordination des ONG et associations féminines du Niger qui, avec peu de moyens a fait des efforts pour faire bouger les lignes et rendre une réalité les avancées en matière de genre .

Amina Abdou

 

Célébration du 75 anniversaire  de la déclaration universelle des droits de l’homme : le secrétariat exécutif national du CODDHD  demande au cnsp de prendre en compte  la composante « droits de l’homme  et libertés fondamentales » dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques  au cours de la transition .

10 Décembre 1948-10 Décembre 2023, cela fait 75 ans qu’avait été mis sur les fonts baptismaux, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et des Peuples(DUDH), document historique de référence de portée mondiale, sous la houlette de l’Organisation des Nations Unies face aux barbaries que l’humanité a connues à la sortie des deux guerres mondiales.

C’est le texte fondateur de la reconquête de la dignité humaine, par excellence, et sa connaissance est indispensable de nos jours car elle participe à la construction progressive  de la citoyenneté ainsi qu’à l’acquisition d’une culture humaniste.

La célébration de cette date mémorable par la Communauté internationale sous le thème « Liberté, Egalité et Justice pour tous » permet de faire l’état des lieux de l’application de ce Document de référence internationale dans le monde et au Niger en particulier sans occulter la mise en œuvre concrète des dispositions des deux pactes qui en constituent l’ossature. Il s’agit du pacte international relatif aux droits civils et politiques et celui relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. En outre le bilan  de la mise en œuvre de cet arsenal juridique dans nos Etats permet également de souligner les efforts qui sont faits sur le volet sensibilisation et mobilisation du fait de son héritage, de sa pertinence et du militantisme qu’il inspire dans la vie des peuples.

Comme l’a dit le Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, « il est incontestable que nous devons reconquérir l’universalité des Droits Humains, leur caractère indivisible et retrouver un nouvel élan capable de motiver les jeunes du monde entier » ;

En effet, l’Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé le 10 Décembre, de chaque année, journée des Droits de l’Homme afin de promouvoir auprès de tous les peuples, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, l’idéal commun à atteindre par tous et pour toutes les Nations.

Au regard de tout ce qui précède :

Le SEN/CODDHD constate que ces thèmes évoqués ci-haut sont d’actualité et pertinents qu’ils l’étaient  lorsque les pactes ont été adoptés il y a 50 ans ;

 

Le SEN/CODDHD constate des difficultés dans la mise en œuvre de certains droits consacrés par les Instruments Juridiques Internationaux auxquels l’Etat du Niger a souscrit et repris par les différentes législations nationales et notamment les différentes constitutions sous l’ère démocratique,

                                                              

A l’issue de cet examen, le SEN/ CODDHD :

 

  • Recommande à l’Etat du Niger de prendre toutes les mesures nécessaires en vue d’assurer l’effectivité des Droits et Libertés édictés par les Instruments Juridiques Internationaux auxquels l’Etat du Niger est partie conformément à l’engagement solennel pris par le Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane TIANI dans sa déclaration du 28 Juillet 2023 ;
  • Demande aux autorités nigériennes de prendre en compte la composante « droits de l’homme et libertés fondamentales » dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques au cours de cette période de transition ;
  • Demande aux autorités militaires et singulièrement au futur organe législatif de tout mettre en œuvre pour revisiter les lois liberticides et dont les contenus contrastent avec les standards internationaux en matière des droits humaisns.il s’agit de la loi régissant les manifestations sur la voie publique, la loi portant répression de la cybercriminalité, la loi portant interception de certaines communications émises par voie électronique, le décret portant modalités d’application de l’ordonnance portant régime des associations, etc…….en vue d’une ouverture  de l’espace civique ;
  • Enfin, le SEN/ CODDHD salue et encourage la communauté des défenseurs et le peuple nigérien dans le combat qui est le sien en vue de parvenir à une souveraineté au Niger où les droits de l’homme seront une réalité.

Bonne fête à la communauté des défenseurs. Qu’Allah bénisse le Niger et son peuple. Amine.

POUR LE CODDHD,

LE SECRETAIRE EXECUTIF.

Me HAMANI ASSOUMANE.

ABROGATION DE LA LOI SUR LA MIGRATION ILLICITE : Un ouf de soulagement pour les anciens acteurs de la migration de la région d’Agadez.

(En rappel, cette loi 2015-036 a été adoptée par le gouvernement nigérien sous la mandature du président Issoufou  Mahamadou le 26 Mai 2015, avec le soutien de l’Union Européen dans le cadre de son programme FRONTEX).

En abrogeant cette loi, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), apporte un soulagement à la population et plus précisément les acteurs de la migration de la région d’Agadez. Depuis son adoption (la loi 2015-036) a été toujours contesté par les organisations nationales et internationales, comme le cas de l’association Alarme Phone Sahara (APS) dans sa dernière « Conférence  Transnationale  Criminalisation de la Migration » qui s’est tenue en février 2023.

Une plainte a été déposée auprès de la cour de la CEDEAO par les collectifs d'organisations contre l'état du Niger pour attaquer la loi 2015-036 à la dernière conférence  transnationale organisée par Alarme Phone Sahara.

 Dr Chehou Abdoul Aziz coordinateur de l’ALARME PHONE SAHARA (APS), « nous avions attendu le verdict au cours du mois de novembre 2023. Mais comme le torchon brûle entre le Niger et la CEDEAO depuis les évènements  du 26 juillet 2023, ce sont les nouvelles autorités nigériennes elles-mêmes qui tranchent en abrogeant purement et simplement la loi 2015-036 du 26 mai 2015 depuis son adoption. Nous ne pouvons que remercier le courage politique des autorités nigériennes à travers cet acte politique historique. Mais nous demandons aux mêmes autorités de veiller à ce que la liberté de circulation soit une réalité sur les axes routiers du Niger en protégeant les voyageurs contre toute sorte d'abus. Car, un adage dit ceci : "Les habitudes ont la vue dure!" ».

L'abrogation de la loi est applaudie dans beaucoup de milieux de défenseurs de droits à la liberté de circulation.

« Nos attentes après l'acte courageux du 25 novembre 2023, c'est de voir transformés en actes concrets l'esprit de cette ordonnance. Cela veut dire que nous souhaitons voir les routes de la migration ouvertes et le fl7x migratoire repris mais de manière encadrée. Par cet appel, nous voulons voir levées toutes les mesures restrictives tant qu'il est question de circuler au Niger. Nous voulons que les personnes incarcérées pour cause des effets de la loi 2015-036 soient remises non seulement en liberté mais aussi dédommagées. Ensuite nous encourageons les voyageurs à se munir de documents de voyage à jour dans l'espace géographique. Les contrôles ne doivent plus servir de prétexte pour arnaquer des candidats à la migration déjà suffisamment affectés par les réalités conjecturelles ».  Notifié  par le coordinateur de l’Alarme Phone Sahara.

Abdoulaye Sidi  acteur de la migration est l’un des  victimes  de la loi 2015-036, « j’ai séjourné en prison pendant des années et aujourd’hui  je remercie ALLAH et le CNSP d’avoir abroger cette maudite loi. Nous souhaitons voir l’économie de la région d’Agadez s’amélioré avec la reprise des activités de la migration ».

De son côté M. HAMI HAMZA DIT DJATA qui s’est  retourné dans son ancien métier  d’artisan après l’adoption de la loi 2015-036. Aujourd’hui  M. HAMI se dit déterminer plus que jamais pour reprendre son rôle de passeur : « Je suis de nouveau passeur, je dis merci au gouvernement de la transition et je félicite la population d’Agadez, plus précisément  les jeunes qui exercent ce métier  qui contribue énormément dans l’économie de la région ». 

La loi 2015-036 du 26 mai 2015 qui a connu ses obsèques par ordonnance N⁰ 2023-16 du 25 novembre 2023 est une loi qui a pendant près de huit ans servi à défendre les intérêts occidentaux au détriment de ceux de l'Afrique. Ce sont les  relations ancestrales africaines qui sont foulées d'un revers de la main par l'application aveugle de la loi 2015-036 qui a eu la force d'avoir disloqué des personnes, des familles, des zones et des régions.

Selon toujours Dr Chehou Abdoul Aziz coordinateur de l’ALARME PHONE SAHARA (APS), « contrairement à l'idée saugrenue soutenue par l'union européenne avec la complicité d'une certaine presse occidentale, la loi n'a pas réduit le flux migratoire. Elle l'a rendu plus risquée en occasionnant des disparitions et des morts lors de la traversée du désert. Mais les personnes qui se fixent comme objectifs l'Europe l'atteignent contre vents et marées. Des organisations internationales ont rassuré avoir contrôlé le départ du sud global vers le nord global. Ce qui n'est fondamentalement pas vrai en regardant les chiffres des expulsions en provenance d'Algérie. En lieu et place, c'est plutôt un coup dur qui est asséné à la migration circulaire en Afrique. Ce sont des milliards et des milliards d'euros qui se sont volatilisés depuis l'imposition de la loi au Niger. En résumé, la loi 2015-036 a en effet contribué à massacrer la jeunesse africaine en finançant un gouvernement insouciant de ses gouvernés pour qui la gestion du pouvoir peut permettre de pacté  avec le démon en vue d'avoir les moyens de sa politique ».

Même si l’économie de la région d’Agadez  a été impactée par  cette  loi, il faut reconnaitre que la migration clandestine est un fléau qui a une corrélation avec la criminalité transnationale.

 

Tcherno Abarchi

COMMUNIQUE DE PRESSE N°001 DU RESEAU REMIDDH Relatif à l’abrogation de la loi 2015-36 relative au trafic illicite de migrants 1. Le Réseau Migration Développement Droits Humains (REMIDDH), un collectif de 40 ONG nigériennes travaillant sur les questions de migrations et droits humains et disposant de 3 antennes régionales à Agadez, Tahoua et Zinder, a appris avec satisfaction, l’abrogation de la loi 2015-36 par ordonnance 2023-16 du 25 novembre 2023, signée par le Président du CNSP, Chef de l’Etat ; 

2. Pour rappel, depuis le début de la mise en œuvre de cette loi, les OSC que nous sommes n’ont cessé d’interpeller les pouvoirs publics quant aux effets pernicieux et incalculables de cette loi sur plusieurs plans ; 

3. En effet, cette loi a constitué une entrave sans précédent à la libre circulation de personnes au Niger, notamment dans la partie Nord, et cela malgré les engagements communautaires du Niger relatifs à la libre circulation ; 

4. Le caractère répressif de la loi 2015-36 a favorisé plusieurs cas présumés de violations de droits humains des migrants, ainsi qu’une chasse aux sorcières des migrants dans les villes de transit et dans les principales routes du désert. Cette situation a amené les migrants à emprunter des voies plus risquées et plus dangereuses pour eux, augmentant les risques de morts et de disparitions de migrants. 

5. Enfin, dans la région d’Agadez plus particulièrement, l’application de la loi 2015-36 a été un coup dure pour l’économie locale, en affectant des activités qui auparavant s’effectuaient en toute légalité et qui procuraient des revenu aux vaillantes populations locales, en particulier les jeunes. 

6. C’est pourquoi le REMIDDH se félicite de cette abrogation et espère que cela soit un déclic, pour engager des réflexions profondes et inclusives sur un mécanisme de gouvernance migratoire adapté à notre contexte, qui respecte les droits humains, les principes de libre circulation ainsi que l’intérêt du Niger et de son vaillant peuple.  Fait à Niamey, le 1er décembre 2023 Pour le REMIDDH, Le Président Manou Nabara Hamidou

Réseau

Politique africaine : Cote d’ivoire Dramane  Alassane Ouattara peut il encore tromper ?

Depuis quelques jours Une vidéo d’une interview  accordée à des journalistes de radio France internationale  par le  président ivoirien Alassane Dramane  Ouattara a fait le tour des réseaux sociaux, dans cette  video, Ouattara réagissait au projet de loi qu’envisage d’adopter l’union européenne pour empêcher l’exportation sur son sol des produits qui favorisent la déforestation dont le cacao.

Président du premier pays exportateur de cacao, le président ivoirien n’a pas manqué de réagir vigoureusement  à ce sujet, dans un ton assez dénonciateur et remonté, venant de lui et de son récent positionnement face à l’eco, les mots utilisés nous ont surpris  en frères africains ;

 Défendant les intérêts de son pays, Ouatara encourage les pays africains  à la diversification des partenaires dans les échanges commerciaux  : ‘’ le monde est multipolaire , si les européens  ou les américains ne veulent pas de notre cacao , nous le vendrons à d’autres partenaires ’’ ,et lorsque l’on parle de pollution , Ouattara estime que l’Europe doit balayer sa cours avant d’accuser les autres ,elle qui a fait trente ans en train de polluer la planète en utilisant le charbon ,n’a pas de leçon à donner aux autres ,  l’Afrique qui ne représente que 4% de la pollution ne sent pas concernée par ce dossier  ou être accusée 

Mais là ou Ouattara a surpris c’est lorsqu’il reconnait que l’Afrique a changé, elle a désormais une jeunesse qui est très exigeante et qui n’avale pas les choses comme ca, c’est une génération de chefs d’état et une jeunesse qui connaissent leurs responsabilités. L’importation d’idéologie, de constitution tout cela est fini a soutenu le président ; selon ainsi Dramane Ouattara, les rapports entre l’Afrique et l’Europe doivent être des rapports de respect et de considération mutuelle.

Ce subite changement de positionnement  chez Ouattara surprend plus , en parlant de constitution , cherche t’il à justifier son troisième mandat dans son pays , ou va t’il modifier la constitution pour perdurer au pouvoir ; en tout cas il semble souffler le chaud et le froid ici , n’a-t-il pas un projet derrière cette prise de position ? Aussi s’affichant comme désormais contre la façon dont l’occident traite avec nos pays , Ouattara cherche une nouvelle virginité , qui certainement doit avoir un lien avec la fin  volontaire de l’exil  de  Guillaume Sorro dont le passage et l’entretien avec les autorités militaires du Niger ont été largement commentés par les medias .

La fin de l’exil  de Guillaume Sorro est pour Alassane Dramane ouattara un signal  d’une menace d’une nouvelle  opposition  qui cherche à s’organiser et se renforcer, mieux Sorro a choisi,  pour faire beaucoup plus  mal   , de s’afficher avec les régimes militaires au pouvoir à Niamey, à Ouagadougou et à Bamako qui ne sont pas en odeur de sainteté avec le régime d’Abidjan.

O Gado

Les postes des maires dans le viseur des osc!

Depuis que le conseil national pour la sauvegarde la patrie a dénoncé les accords militaires entre le Niger et la France et que certains acteurs de la société civile s’étaient illustrés par l’agitation permanente à la place de la résistance (rond point escadrille),  beaucoup avaient pensé être dans l’ état d’esprit  de disposer   de légitimé pour indiquer et dire le sort qui doit être  celui des autres citoyens. Il est ainsi devenu très fréquent d’entendre des acteurs qui pensent mieux savoir que le cnsp la personne qu’il faut  nommer  ou maintenir  à un poste de responsabilité dans les temps qui courent.

Ainsi depuis quelques semaines,  les membres et les conseillers municipaux sont dans le viseur des organisations de la société civile qui ne cessent de réclamer  leur mise en congé.

Que reproche-t-on à ses élus locaux ? Ne sont ils pas par essence l’émanation du peuple ? Le vrai peuple des quartiers et des villages ?

Mais il se murmure que leur tord est d’avoir été élus et travaillé pendant la période d’avant les événements du 26 juillet 2023, cet argument peut ‘il tenir la route pour que soit sacrifiés  sur l’autel de quel projet  des organes  aussi importants de gestion concertée des collectivités ? d’ailleurs l’ensemble des conseillers municipaux ne sont ils pas issus  de toutes les sensibilités politiques du pays  ceux qui étaient aux commandes comme ceux de l’ancienne opposition ?

Pour certains au même titre que l’assemblée nationale a été dissoute, il faut aussi dissoudre les conseils municipaux, mais le cnsp a-t-il seulement que ca à faire et revenir chercher 256 dossiers à traiter alors qu’il a d’autres dossiers plus  urgents et prioritaires, par exemple celui de la sécurité, du dossier de l’alliance des états du liptako Gourma et des dossiers devant la cour de la CDEAO ?

Visiblement derrière ce combat et cette revendication, il semble que certains membres de la société civile qui ont lamentable raté les postes de ministres ou directeur généraux des sociétés, cherchent coute que coute à obtenir  les poste des maires de villes et communes bien qu’ils n’ont aucune  expertise ou  expérience dans la gestion des municipalités.

En décidant dés les premières semaines de son arrivée  de garder les conseils municipaux dans leur structuration actuelle, le conseil national pour la sauvegarde de la patrie a opéré un choix judicieux car les décisions qui engagent les mairies sont prises à l’issue des débats entre les membres qui proviennent de sensibilités et de catégories sociales diverses, ce qui est gage de transparence et d’objectivité.

En décidant de maintenir et de garder les organes délibérant des différentes entités décentralisées, le conseil national pour la sauvegarde la patrie voulait certainement profiter du capital d’expérience en la matière.

L’on se rappelle qu’en son temps, Feu président Tandja Mamadou avait choisi de garder les conseils municipaux qui étaient pourtant en fin de mandat pour éviter de perturber le processus de décentralisation en pleine expérimentation pour rester dans l’esprit des accords de paix signés avec l’ex rebellion.

Il y va de l’intérêt et de la crédibilité des organisations toute catégorie confondue désormais de cesser de penser être en droit de vouloir régenter la marche du pays au risque de perdre en crédibilité et en auro auprès des citoyens et des observateurs nationaux et internationaux.

A titre  d’exemple la nomination et le maintien du président de la cour de d’état  qui prêté serment le 16 novembre 2023  a été  réponse sanglante à tous ceux ont pensé pouvoir dicter au cnsp ce qu’il doit faire ou ne pas faire.

Certains camarades n’hésitent point, le font-ils sciemment ?  Ignorent ’ils sont royalement les règles de procédure judiciaire  jusqu'à penser qu’il suffit de le proclamer pour arrêter des personnes qui ne sont pas à leur gout : la manifestation échouée  de Gamatche Mahamadou pour exiger l’arrestation  sans aucune forme de procédure judiciaire  l’ancien président de la république  Issoufou Mahamadou fut un exemple patent.

Ceci est valable pour tous les citoyens , Il faut désormais savoir ce que nous voulons, pour éviter autant que possible tout ce qui a été  précédemment décrié  comme erreur et déviation, mais curieusement depuis le 26 juillet certains concitoyens se sont érigés en distributeurs  de carte de  patriotisme avec comme critère la dénonciation de la France , les troupes françaises , chose somme toute qui est derrière nous, il faut désormais s’interroger avec lucidité sur la situation  du pays qui, est somme toute préoccupante , se nourrir d’un optimisme Bea risquerait de rendre plus durs les prochains jours et mois  avec la décision de la cour de justice de l’Uemoa qui refuse de sursoir aux sanctions infligées à notre pays.

Il est plus que impératif de se questionner sur ce que sera demain  , quitter le champ de lamentation et se tenir droit dans ses bottes pour regarder en face et assumer tout ce que la cedeao pourrait décider en laissant ouvertes toutes les possibilités de résolution des divergences perçues ca et là .

C’est justement ce que les militaires au pouvoir au Niger, au Burkina faso et au mali ont compris en lançant  l’alliance état du sahel  AES.

Si Aujourd’hui si tous les acteurs  sont unanimes qu’il faut   un changement radical, il faut remodeler le citoyen de demain, il faut alors jouer balle à terre et mettre de coté les agendas inavoués, les planifications, l’élaboration des stratégies  de type revanchard et mesquin, c’est à ce prix que l’histoire et la postérité  salueront les actes et les prises de position  d’aujourd’hui, et le contraire serait une catastrophe et la future génération nous demandera des comptes sur les mises  en veilleuse temporaires des régimes démocratiques.

C’est avec tout le monde que sera construit Le Niger de demain !

JOURNAL LA FLAMME

Indépendant nigérien d'informations - Economie et Développement

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Ils ont dit!

On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter. Emmanuel Kant